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L’ART MAURITANIEN GAGNE DE LA NOTORIÉTÉ

Le festival Libre Art a ouvert ses portes à l’Institut Français de Mauritanie à travers d’une conférence animée par le Directeur du Musée National, Mamadou Hadya Kane et Mme Brigitte Daddah sous le thème : « Art contemporain : quelle avenir pour les artistes en Mauritanie ? ».
C’est par une conférence tenue lundi dernier que la quatrième édition du festival Libre Art a ouvert ses portes.
« L’artiste traditionnel est l’ouvrier de l’invisible. Il maniait les forces invisibles de l’Univers qu’il incarnait. Il est gardien de l’univers de l’œuvre du grand créateur Dieu. Son rôle est de veiller, de surveiller et de contrôler. » a souligné le Directeur du Musée National, Mamadou Hadya Kane qui avait le prmier pris la parole. L’intervenant tetait de faire la différence entre l’artiste traditionnel et l’artiste contemporain. Selon lui l’artiste traditionnel qui reflète le plus ce rôle, c’est le forgeron.

S’agissant de l’artiste actuel, le conférencier a indiqué qu’il essaye de remplacer l’intellectuel et que tous ses produits artistiques ont tendance à être une analyse. « Il est en train d’améliorer l’art traditionnel, de le moderniser”, précisera-t-il.

Evoquant les conditions sociales difficiles des artistes mauritaniens, Mr Kane a énuméré en substance le manque d’infrastructures, des lieux de vente des produits artistiques,le manque de soutien financier, l’absence de mécénats privés , la limitation des artistes dans leur déplacement, manque de formation continue , le fanatisme islamique et l’inexistence de critique d’art.
Revenant sur l’avenir des artistes en Mauritanie, le Directeur du Musée National a remarqué que « les artistes ont de belles perspectives devant eux. Il demandera toutefois aux artistes de travailler davanatge dans la recherche et le cas échéant, tenter d’établir un rapport entre les sciences exactes et les sciences humaines qui sont des facteurs de développement ». « On s’achemine vers le développement de nos sociétés par les Arts.
Ça commence dans beaucoup de pays africains.les artistes ont une volonté de travailler pour la reconnaissance du respect et du sérieux de leur domaine » dira-t-il. Selon lui, l’avenir de l’art dépend surtout de la liberté et de la liberté.
« L’islam n’interdit pas l’art d’une manière générale mais interdit l’art figuratif » constate-t-il en parlant du rapport entre l’Islam et l’Art.
Cheikh Oumar NDiaye