Wilaya de Dakhlet Nouâdhibou


Wilaya de Dakhlet Nouâdhibou

Wilaya de Dakhlet Nouâdhibou

21 janvier 2016

Le Dakhlet Nouâdhibou est une baie située entre la péninsule du Râs Nouâdhibou et la côte mauritanienne continentale, connue autrefois sous le nom de baie du Lévrier. Le toponyme a été repris pour désigner l’une des régions (wilaya) de la Mauritanie. Elle a pour capitale la ville de Nouadhibou.
Située à l’ouest du pays, cette région administrative est frontalière avec le Sahara occidental et occupe une façade sur l’Océan Atlantique
Les communes sont réparties dans le département unique de Nouadhibou :
• Nouadhibou
• Boulenouar
• Inal
• Tmeimichatt
• Nouamghar

Pool économique du pays, la région de Nouadhibou
Nouadhibou est la capitale économique de la Mauritanie. La plupart des sources estiment sa population à plus de 100 000 habitants, voire 150 000. La commune proprement dite en comptait 72 337 lors du recensement de 2000.
Histoire
La pêcherie de Port-Étienne en 1931
Par un arrêté du 15 août 1907, le gouverneur général de l’Afrique-Occidentale française (AOF), Ernest Roume, nomme le port « Port Étienne » en l’honneur de l’ancien ministre des Colonies, Eugène Étienne.
Nouadhibou était une escale de l’Aéropostale de Latécoère, du temps des pionniers de l’aéronautique, entre les deux guerres mondiales. Jean Mermoz et Antoine de Saint-Exupéry y relâchèrent souvent. C’est ici que Saint-Exupéry rédigea Terre des Hommes.
Depuis le début de l’année 20066, Nouadhibou est devenue un point de départ d’émigrants africains tentant de rejoindre les îles Canaries. Cette voie extrêmement dangereuse pour accéder à l’Europe est devenue populaire en raison du renforcement 2005 des contrôles d’émigration le long de la côte marocaine et autour des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.
Économie

Le train de la SNIM à Nouadhibou.
C’est grâce au port de Point Central, à quelques kilomètres de Nouadhibou et de sa cité minière de Cansado, qu’est acheminé le minerai de fer de la mine de Zouerate, dont la gestion est assurée par la Société nationale industrielle et minière (SNIM), par l’un des plus grands trains du monde.
Nouadhibou abrite aussi une très importante activité de pêche, attirant les populations du sud du pays.
La ville est également réputée pour être un pôle d’échange – voire de trafic – de météorites dans le Sahara.
Une route8, inaugurée début 2005, relie dorénavant Nouadhibou à Nouakchott ; elle relie également la Mauritanie à la frontière sud du Sahara occidental administré par le Maroc. Ce nouveau moyen de communication fait qu’elle attire de plus en plus les populations du sud à la recherche de travail. Un centre de rétention pour les migrants en situation irrégulière a d’ailleurs été créé avec le financement de l’Espagne, dans le cadre de la politique d’externalisation de l’asile menée par l’Union européenne.

La Société nationale industrielle et minière (SNIM) a été créée en 1974 par la nationalisation des Mines de Fer de la Mauritanie (créées en 1952 pour exploiter les gisements de minerais de fer dans la région de la « montagne de fer » Kedia d’Idjil, près de Zouérate).
Le premier chargement est parti en bateau en 1963.
Le Gouvernement possède actuellement 78 % de la SNIM et le reste appartient à cinq organisations financières et minières arabes (dont le FADES (en) et la BID) qui continuent à exploiter les mines de minerais de fer de Zouérate. La Société nationale industrielle et minière représente 15 % du PIB de la Mauritanie2 et emploie environ 5 000 personnes.
La première minéralisation d’hématite a été découverte à Kedia d’Idjill, en tant que crêtes proéminentes ou Guelbs. À la suite, deux corps massifs de minerais de magnétite, Guelb Rhein et Oum Arwagen ont été découverts juste à côté. Quelques années plus tard, le gîte de haute qualité de M’Houadat a été identifié et la production a commencé en 1991. Le gîte de M’Houadat comprend une crête d’une longueur de 14 km qui contient quatre corps hématitiques fortement inclinés, à forme de lentille et de haute qualité qui sont toujours en exploitation. Aussi en 1991, une minéralisation de haute qualité a été découverte à TO14 près de Tazadit dont la production continue aujourd’hui. En 1999 et 2000 la prospection s’est concentrée sur la délinéation des minéralisations profondes dans la zone de M’Houadat et Guelb Atomai à l’ouest de Zouerate.
La SNIM occupe le second rang des producteurs africains de minerai de fer avec une capacité annuelle de 12 millions de tonnes. Les principaux clients sont en Chine et en Europe. Les produits sont des calibrés siliceux (XCB : 52 % pds Fe), des fines naturellement riches (XFC : 58 %, TZFC : 62 %, TZF : 64,5 %) et des concentrés (GMAB : 66 %).
Mission de la Zone Franche de Nouadhibou

En créant la Zone Franche de Nouadhibou, la loi 2013-001 du 2 janvier 2013 apporte une innovation majeure en matière de concept de Zone Franche. La Zone Franche de Nouadhibou n’est pas une enclave isolé de l’environnement local, mais une zone économique prioritaire insérée dans le cadre socioéconomique et environnemental de la région dans laquelle elle est implantée, et appelée à fonctionner en symbiose avec elle.

Des zones de développement affectées spécialement à des activités de nature industrielle, commerciale, de services, portuaire ou aéroportuaire ou à des fonctions support (habitation, tourisme, commerces, loisirs ou bureaux) pourront être créées à l’intérieur de la zone franche.
La Zone franche comprend toute l’agglomération de Nouadhibou et une partie de la presqu’île et de la baie du même nom, le domaine maritime limitrophe de son périmètre et de ceux des zones de développement, toute la bande côtière et les eaux territoriales jusqu’à 2 miles nautiques des côtes.
L’objectif stratégique majeur visé à travers la Zone Franche est de faire de la Mauritanie, et de Nouadhibou, en particulier, une destination privilégiée tant pour les investisseurs internationaux, que pour les opérateurs nationaux.
Dans cette perspective, la Zone Franche de Nouadhibou a pour mission d’œuvrer à la réalisation des objectifs suivants :
• attirer l’investissement et encourager le développement du secteur privé ;
• développer les infrastructures dans la zone ;
• promouvoir le développement de Nouadhibou pour en faire un pôle de compétitivité et un hub régional de classe internationale ;
• créer de nouveaux emplois et améliorer les compétences professionnelles des travailleurs nationaux ;
• impulser le développement économique et social de la Mauritanie, dans son ensemble.
http://www.ndbfreezone.mr/index.php/mission-de-la-zfn/mission-de-l-an-zf.html


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