Le Wilaya de Guidimakha


Le Wilaya de  Guidimakha

Le Wilaya de Guidimakha

21 janvier 2016

La Wilaya du Guidimakha couvre une superficie de 10000 km². Il s’agit d’une Wilaya Agro-Sylvo-pastorale connue comme un carrefour de transhumance durant la période de soudure. Sa capitale est Sélibabi. Elle a accueilli 2 700 000 têtes de bétail en 2012 composés de bovins, camelins et petits ruminants venant des Wilayas voisines du Nord et de l’Ouest du Pays. Elle constitue habituellement la dernière réserve pastorale du pays, et ce en dépit de sa petite superficie. C’est une région où 75% de sa population est organisée ce qui constitue un grand avantage en terme de planification.
. Elle est limitée à l’ouest par la région du Gorgol et au nord-est par celle de l’Assaba. Au sud le fleuve Sénégal la sépare du Sénégal et l’un de ses affluents, le Karakoro, du Mali.
La région de Guidimakha est composée de deux Mougathaas :
• Mougathaa d’Ould Yengé, sans arrondissement, composé de six communes :
o Bouanzé, Boully, Dafor, Leaweinat, Lahraj, Ould Yengé, Tektake
• Mougathaa de Sélibabi, composé de trois arrondissements et six communes non rattachées à un arrondissement :
o Arrondissement de Wompou composé de trois communes :
 Aarr, Ajar, Wompou
o Arrondissement de Ghabou composé de deux communes :
 Baydam, Ghabou
o Arrondissement de Gouraye, composé d’une seule commune :
 Gouraye
o Cinq communes non rattachées à un arrondissement
 Hassi Cheggar, Ould M’Bonny, Sélibabi, Souvi, Tachott, M’Beida Sakha (Gorilakhé)

• Le Guidimakha comptait 116 436 habitants lors du recensement de 1988. On en dénombrait 177 707 au moment du recensement de 2000.
• Les populations nomades sont très peu nombreuses au Guidimakha,
• Située dans une vallée fertile, la région a été moins touchée que d’autres par les grandes sécheresses, même si elle souffre parfois d’un déficit pluviométrique. C’est une région assez bien dotée en ressources agricoles1, mais l’une des plus enclavées du pays, notamment au moment de l’hivernage (saison des pluies)
La région du Guidimakha est la dixième région administrative de la Mauritanie. Elle se situe au Sud du pays à 640 km de la capitale (Nouakchott) et couvre une superficie de 10 300 Km². Plus petite région du Pays, elle est paradoxalement la plus densément peuplée.
Au sud, le fleuve Sénégal la sépare du Sénégal et l’un de ses affluents, le Karakoro, du Mali. De par ses échanges avec ces deux pays, elle est considérée comme un carrefour d’avenir. Elle a été pendant longtemps le « grenier de la Mauritanie ». Située dans une vallée fertile, la région est assez bien dotée en ressources agricoles. Sa capitale est Sélibaby, l’un des deux centres urbains avec Ould Yengé.

L’économie de la commune repose sur l’agriculture (différents types de culture), l’élevage te la foresterie. Le commerce y occupe également une place importante du fait que la commune constitue le centre de ravitaillement et de commercialisation de la région. Traditionnellement, Sélibaby est une commune à vocation agro-pastorale.
Les activités liées au secteur agricole demeurent la principale source de revenus pour une grande majorité de la population. Les principales spéculations concernées sont : le sorgho, le mil, le maïs, et le petit mil. Des légumineuses comme le niébé et des oléagineux comme les arachides y sont également cultivées.
L’élevage occupe également une place importante dans le tissu économique de la commune. En effet, Sélibaby est située dans une région à tradition agropastorale où la pratique de l’élevage reste traditionnelle. En effet, cette région dispose de la meilleure pluviométrie annuelle nationale, permettant aux pâturages et aux nappes phréatiques de se régénérer annuellement, deux ressources indispensables pour la pratique de l’élevage. La possession de bétail est appréciée comme étant un symbole de prestige sans lien direct avec des opportunités de commercialisation. Le secteur de l’élevage génère 63,7% de la richesse crée au Guidimakha , ce qui en fait le principal secteur d’activité de la région. Le secteur de l’élevage est également le secteur où les mécanismes de solidarité sociale sont très présents. Les sociétés traditionnelles mauritaniennes sont en effet profondément marquées par l’Islam et intègrent de nombreux mécanismes de redistribution de la richesse et d’appui aux plus pauvres : la « Zakatte » et la « Mniha ».
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Agriculture Les récoltes pourrissent dans les greniers
Malgré le peu d’intérêt accordé jusqu’à présent à l’agriculture au Guidimakha, la région figure parmi les plus importantes régions agricoles du pays. On l’appelle d’ailleurs aimablement le grenier de la Mauritanie grâce à la diversité de ses produits et de ses unités cultivables. Mais l’écoulement de ces produits demeure défavorisé par les lourdes charges de transport liées essentiellement au grand enclavement de la wilaya. La commercialisation des produits, dont les
quantités dépassent largement les besoins vivriers, constitue donc une contrainte majeure dans la région.
Aujourd’hui, les potentialités agricoles sont en train de diminuer à cause notamment de la dégradation des sols. En effet, l’érosion hydrique est particulièrement accentuée au Guidimakha.
Cependant, les cultures pratiquées demeurent très variées : culture sous-pluie (sorgho, mil, arachide, maïs, niébé), culture de décrue (sorgho, riz pluvial), phéniciculture (palmeraies dans la moughataa de Ould Yengé), l’irrigué, le maraîchage, ...
Malgré les expériences du GRDR dans certaines localités, l’aménagement de surfaces cultivables, l’érosion hydrique, l’absence de vulgarisation/formation, le manque d’organisation des bénéficiaires, le manque de moyens, les problèmes de commercialisation, l’absence de synergie avec l’élevage et l’enclavement des villages demeurent autant de défis à relever pour la pérennité de l’agriculture dans la région.


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