Les Principaux Savants de Terre de Chinguitti


Les Principaux Savants de Terre de Chinguitti

Les Principaux Savants de Terre de Chinguitti

20 janvier 2016

Notre pays, terre de Chinguitti, fut toujours considéré comme un grand phare du savoir et une place forte des sciences. Ses augustes savants et ses illustres auteurs ont innové dans plus d’un domaine ; ils ont entrepris des exégèses du coran, en ont tiré beaucoup d’enseignements qui les ont aidés, par analogie, à résoudre des problèmes se rapportant aussi bien à la vie religieuse qu’à la vie quotidienne. Ils ont mémorisé des opuscules et des traités entiers, suivant ainsi les enseignements de l’Imam Chavii, décédé en 204 de l’Hégire, qui confirme réciter par cœur toute sa bibliothèque qui par conséquent l’accompagne partout où il va et qu’il n’a point besoin de consulter ses livres car il mémorise leurs contenus dés leur acquisition.

L’un de ces hommes, le grand savant Jekenite, Moctar Ould Bouna, disait dans un poème devenu célèbre : « nous sommes une société nomade assez bien organisée …nous avons tout appris à dos de nos montures que nous avons transformés en une école dans laquelle nous enseignons méthodiquement la Religion de Dieu ».

En effet, la Mauritanie a donné naissance à des savants qui ont composé des traités et écrit des livres dans les domaines aussi divers que la doctrine islamique, la linguistique, la jurisprudence, les mathématiques ou la logique pour ne citer que ces disciplines considérés comme les fondements de la Pensée humaine.

Parce que l’écriture des livres est un critère par lequel on peut évaluer les apports d’une civilisation au patrimoine universel, nous avons décidé, en collaboration avec la Direction de la Culture et des Arts au Ministère de la Culture et de la communication, d’écrire un petit recueil sur les principaux savants mauritaniens. Ce recueil, parce que fait à la hâte, ne comportera certes pas tous les savants, néanmoins ceux qui ne figurent pas dans la première édition, seront rajoutés ultérieurement car, nous pensons continuer cette noble entreprise tout en implorant Allah de nous aider dans cette tâche.

Ce recueil intitulé « les principaux savants de Chinguitti », classe les savants selon l’ordre de leur décès ou, par défaut, celui de leur naissance. Notre méthodologie consiste aussi à présenter chaque savant en citant son nom, prénoms, date et lieu de naissance, date du décès, âge, principaux faits marquants de sa vie, ce par quoi il s’est distingué et certaines de ces œuvres. Nous rappelons, une fois encore, que les savants qui ne sont pas cités dans ce recueil, le seront très prochainement dans d’autres travaux similaires et nous espérons que ce travail puisse contribuer à la valorisation de notre patrimoine et souhaitons que Dieu l’insère dans le chapitre de nos bienfaits et de tous ceux qui, de près ou de loin, nous ont aidé à l’accomplir.

Nous avons sélectionné 70 savants qui ont enrichi la scène scientifique et culturelle par 4000 livres environ desquels nous n’avons cité que 500 titres. Nous reconnaissons ici que l’auteur qui présente ces savants ne peut échapper à la perplexité ne sachant qui prendre, qui laisser, par qui commencer etc … mais il faut entrer dans le vif du sujet et commencer la présentation des savants.

1. L’Imam El Hadrami

Il s’appelle Mohamed Ould El Hacen, surnommé Abou Bekr El Mouradi El Hadrami ; il vécut au 5° siècle de l’Hégire, mourut en 489 et fut enterré à Azougui à 7Km de la ville d’Atar. Il fut parmi les savants les plus distingués des almoravides. Abou Bekr Ben Amer l’a amené du Maroc et il s’est installé à Azougui (Zone de Teyarett) enseignant les habitants de ces zones et instaurant la justice entre les populations. Il fut surnommé le Juge du Sahara.

Il était l’Imam de son temps dans les sciences religieuses, dans la logique et fut le premier à introduire la théologie dogmatique dans le pays. L’Imam El Hadrami a écrit des livres fort importants dont on peut citer :

 l’ancrage des principes du savoir ;
 le signe dans la gestion de l’Emirat ;
 Grand Rajaz sur la croyance ;
 Petit Rajaz sur la croyance ;
 Lettre de politique et déontologie émirale.

2. Mohamed Ben Abibeker (de la tribu des Idawalhaj et de la ville de Ouadane)

Il s’appelle Mohamed Ben Abibeker, El Hadji El Wadani. Il naquit à la fin de 10° siècle de l’Hégire (en 933, il était encore vivant) et mourut au milieu du 11° siècle. Mohamed était un savant vénéré et un auteur de la trempe de l’Imam El Hadrami. La seule œuvre qu’il nous a léguée s’appelle le don de Dieu sur le commentaire de Khalil, livre très rare. On en trouve seulement deux copies dans la bibliothèque de Chinguitti et deux dans la bibliothèque générale et la bibliothèque royale de Rabat au Maroc d’après Sidi Mohamed Ben Mohamed Abdellahi Ould Bezeid.

3. El Hadj El Hacen Ould Aguibdi

Il se nomme El Hadj El Hacen Ould Aguibdi, naquit en 1065 de l’Hégire et mourut en 1122. C’était un auteur avant gardiste, un érudit d’un savoir assez rare et grand connaisseur de la Moudewana (ouvrage de référence dans le rite malikite) et des grandes encyclopédies de la religion ; il était un grand juriste auquel se réfèrent tous les gens de son époque et de son pays. Il s’est distingué par sa pédagogie et la qualité exceptionnelle de ses commentaires sur l’œuvre de Khalil ; il préconisait que « l’objectif de l’enseignement des sciences religieuses est l’assimilation et l’appropriation par l’étudiant du texte qu’on enseigne, si on va au-delà de ce but, on porte préjudice à l’initié plus qu’on ne lui rende service » ; on peut citer parmi ses œuvres :
 Poème sur la Mère des Preuves ;
 Poème comportant les noms qui se confondent cités dans le livre Sahiheine (El Boukhary et Mouslim) ;
 Poème sur la croyance ;
 Jardin fleurissant sur la terminologie du Hadith (Paroles du Prophète).

4. Mounira Ould Habiboullah

Il se nomme Mounira Ould Habiboullah Ould Moctar , l’homme au poison, de la confédération tribale Techoumcha, de la tribu Idathvagha. Il vécut au 12°s de l’Hégire, mourut en 1165. Mounira est un Cheikh vénérable, un érudit et un professeur dans les sciences de la grammaire et de la langue. Il a émigré du sud vers la ville de Oualata où il a répandu son savoir ; après quoi il retourna chez lui et y passa le reste de sa vie. Durant son exil volontaire à Oualata, il a composé des vers très réputés dans lesquels, il demande « aux diables habiles et légers de transmettre aux siens son message : dites leur que je vis sur le toit d’une maison, complètement égaré et que mes seuls compagnons sont des sibylles qui tentent à chaque instant de me tuer ».
Parmi ses œuvres on peut citer :
 Commentaire des mille vers d’Ibn Maleck sous le nom de « الدلاصة على الخلاصة ».
 Des cas de jurisprudence.
 Divers poèmes.

5. Mohamed Ben Said El Yaddali

Mohamed Ben Said El Yaddali naquit en 1096 de l’Hégire et mourut en 1166. El Yaddali est un grand savant très distingué et un poète ingénieux. Il est aussi un auteur de renommée, qui fait partie d’un groupe de savants qui ont rénové le patrimoine scientifique après la fin de Charbebba (guerre de religion à la mauritanienne) ; il est aussi l’un des auteurs les plus féconds de son époque malgré la mobilité constante et les mauvaises conditions de vie qui l’ont beaucoup éloigné de son terroir. Il est connu comme étant l’un des auteurs qui ont composé beaucoup de traités en vers résumant l’essentiel de ce qu’on apprend à la Mahadra (école nomade).
Parmi ses œuvres, on peut citer :

 l’or pur dans le commentaire du livre du Dieu vénéré (4 volumes).
 L’intérêt des intérêts dans le commentaire des règles de dogmes.
 le tissu rayé dans la généalogie des arabes et la vie du Prophète.
 L’appropriation des sciences de la rhétorique et de l’élocution, commentaire des lettres du Prophète (Paix et Salut sur lui) aux rois.
 Les mœurs des Zewayas.
 Précis dans les chemins de la cause.

6. Khadijetou Mint El Akil

Elle se nomme Khadijetou Mint El Akil Ould Mahand Ould El Mahi ; de la tribu Oulad Deymane. Vivant au 12°s de l’Hégire, Khadijetou est une savante vénérée qui a atteint un niveau non égalé dans les sciences religieuses, la philosophie et la logique aristotélicienne. Parmi ses nombreux disciples on peut citer son frère et érudit Ahmed (mort en 1244) et l’érudit Moctar Ould Bouna (mort en 1220). Son neveu disait qu’elle était la première femme à dispenser des cours à des grands savants comme Moctar Ould Bouna. Khadijetou avait sa propre école de logique et elle maîtrisait cette science à tel point que quand elle veut exprimer la banalité d’une question, elle dit qu’elle est aussi aisée que la logique.
On peut citer parmi ses œuvres :
 Commentaire sur la Mère des Preuves dans la foi ;
 Précis sur l’œuvre de El Akhdary en logique ;
 Divers poèmes dans plusieurs domaines.

7. Ahmed El Bedewi El Mejlissi (de la tribu de Midlich)

Né en 1158, Ahmed Ould Mohameden est mort en 1208 de l’Hégire. Ahmed fut un savant pieux ayant des connaissances approfondies dans plusieurs domaines du savoir, il s’est distingué surtout par son attachement particulier à la vie du prophète dans tous ses aspects.
Ses œuvres les plus importants sont :
 Poème sur la généalogie du prophète (1272 vers),
 Poème sur les conquêtes du prophète,
 Précis sur l’histoire des khalifes et des rois,
 Poème sur la péroraison généalogique,
 Plusieurs Poèmes dans des différents domaines.

8. Abdallahi Ould Ahmed (du Hodh)

Il se nomme Abdallahi Ould Ahmed Ould El Hadj. Né à l’Est du pays (12°S de l’Hégire), il passa toute sa vie au Hodh jusqu’à sa mort en 1209 de l’Hégire, le dernier jour de Rabi El Ewel. Sa tombe se trouve près de Oualata, à 150Km de Néma. Abdallahi fut un savant vénéré, d’une intelligence rare et doté d’une mémoire extraordinaire. Il récitait facilement ce qu’il entendait ne serait-ce ce que deux fois seulement.
On peut citer de ses œuvres qui ont dépassé la cinquantaine :

 Commentaire sur l’œuvre de Boukhari (Sahih),
 Un grand volume en langue,
 Poème sur les points sur lesquels Khalil et Rissala ont convergé,
 Un livre sur les différentes formes de récitation du Coran,
 Par quoi l’intelligent peut se passer de ce qui est écrit dans les livres des arabes,
 Commentaires sur les mille vers et le poème Kavit d’Ibn Malick,
 Poème sur la logique.

9. Taleb Ahmed Ben Mohamed Rara (de la tribu de Tinwajiw)

Il se nomme Taleb Ahmed Ben Mohamed Rara Ould Abdel Jebbar Ettinwajiwi. Né aux environs de Tintane en 1110 de l’Hégire, il mourut à l’âge de cent ans. Il a été inhumé dans la localité de Tweizimint à 90Km au Nord Ouest de Tamchekett au Hodh El Gharbi.

Taleb Ahmed est un savant vénéré et un grand lecteur du Coran qu’il a récité dans son enfance. Il a été agréé dans les sept formes de scansion du Coran par son Cheikh Sidi Mohamed Ould Sidi Abdoullah Ould Aboubekr Ettinwajiwi qui a été agrée lui aussi par Sid’Ahmed Lihbib (de la ville de Sijilmassa au Maroc). Taleb Ahmed s’est distingué aussi par une grande perspicacité, une rare intuition et une mémoire phénoménale, il récitait d’un coup tout ce qu’il entendait.

Parmi ses œuvres on peut citer :
 Commentaire de Khalil connu sous le nom du livre de Rara,
 Commentaire du poème de mille vers d’ Ibn Malick,
 Commentaire de la mère des preuves de Senoussi,
 Quelques cas particuliers.

10. Waled Ould Khalouna

Il se nomme Abdellahi Ould Abderrahmane, ses disciples l’ont surnommé « Waled, père en Arabe » à cause de sa disponibilité et de sa générosité, il a vécu au 12°S de l’Hégire et la date de sa mort se situe entre 1212 et 1214. Waled est un savant vénéré et un grand écrivain. Ses principaux maîtres sont : Cheikh Sidi Elemine Ould Ahmed Ould Yahya et le grand érudit Mohamed Elyeddali.

Parmi ses œuvres on peut citer :

 Les miracles des saints de Techoumcha,
 Le commentaire qui aide à comprendre Khalil,
 Poème nécrologique,
 Poèmes divers.

11. Taleb Mohamed El Birtili

Il se nomme Mohamed Ould Aboubekr. Né à Oualata en 1140 de l’Hégire, il mourut en 1219 de l’Hégire (79 ans), Moctar Ould Hamidoune disait de lui dans son encyclopédie : « c’était un érudit, une autorité en rhétorique, un homme studieux, un expert dans les paroles du Prophète, un grand écrivain », Dans son célèbre livre « La conquête du reconnaissant », il a présenté la biographie d’environ 200 savants (entre 1056 et 1215 de l’Hégire) ayant servi la science et le patrimoine de Chinguitti.

Il a légué plusieurs œuvres dont on peut citer :
 Commentaire de la mère des preuves de Senoussi,
 Don de Dieu dans la sémiotique des lettres,
 Commentaire du précis en logique,
 Commentaire du poème didactique d’Ejarroume,
 La conquête du reconnaissant des biographies des savants du Tekrour.

12. Moctar Ould Bouna

Il se nomme Moctar Ould Mohamed Saîd Ould El Moustahi Minellahi Ould Zelmat. Né en 1080 de l’Hégire, il a vécu 140 ans. Inhumé au Tagant, ce savant vertueux et dévoué est une référence dans les sciences religieuses et linguistiques et dans la logique aristotélicienne. Il s’est distingué par son école spécialisée en grammaire et en logique où se sont formés beaucoup de savants.
Parmi ses oeuvres on peut citer :

 Précis synthétisant les deux traités « Teshil » et « Khoulassa »,
 Apogée de l’ambition dans les principes fondamentaux,
 Cadeau du chercheur traitant des problèmes de logique,
 Aiguiser les esprits à travers les énigmes de la rhétorique,
 Voies des chercheurs dans les règles des grammairiens,
 Voies du bonheur,
 Perles précieuses au sein des principes fondamentaux.

13.Cheikh Sidi El Moctar El Kinti (de la tribu des Kounta)

Il se nomme Sidi El Moctar Ben Ahmed Ben Ebibacr Ben Sidi Mohamed Ben Habiboullah Ben El Wawi. Né en 1142 de l’Hégire (1729) à Azawad et décédé en 1226 à l’âge de 84 ans (1811), il est enterré à Boulenwar au Mali. Cheikh Sidi El Moctar est l’un des savants les plus vénérés de Chinguitti et l’un des Cheikhs qui ont répandu et propagé la Kadiria (confrérie religieuse) dans le pays. Il a crée une grande Mahadra (école traditionnelle) qui a profité à beaucoup d’habitants et dans laquelle se sont formés plusieurs savants et hommes de religion.

Il a écrit 84 œuvres dont on peut citer :

 Don de Dieu : commentaire de la conduite des étudiants (4 tomes),
 Livre de la faveur dans la croyance des adeptes de la vie du Prophète,
 Jurisprudence des notables dans les vérités du Coran,
 Réponses aux délations velléité corruptives (2 tomes),
 Promenade du narrateur et souhait du contenant (2 tomes),
 Or pur dans chacun des arts sélectionnés (2 tomes),
 Don de Dieu.

14. Sidi Abdoullah Ould El Hadj Brahim El Alawi (de la tribu d’Idewalis)

Sidi Abdoullah Ould El Hadj Brahim Ould Abderrahmane El Alawi est né en 1152 de l’Hégire (1733) au Tagant et décédé le 18 Rabii Thani en 1233 (1818) à l’âge de 81 ans. Il repose à El Ghoubba à 70 Km environ à l’Est de la ville de Tidjikja. Sidi Abdoullah est un savant vénéré, doté d’un savoir encyclopédique qui s’est déplacé durant quarante ans à la quête du savoir, il a voyagé du Tiris au Maroc en route pour le pèlerinage. Le Sultan de Fez l’a bien accueilli. A son retour du pèlerinage, il rencontra dans cette ville Cheikh Bennani qui lui apprit, comme le fit Cheikh Tawddi, certaines sciences se rapportant aux principes fondamentaux.

Durant son pèlerinage, Ould El Hadj Brahim a écrit quelques livres et en a acheté plusieurs. Il a aussi visité, pendant ce voyage, l’Egypte. A son retour, il s’installa à Tidjikja où il se consacra à l’enseignement, à la magistrature et aux consultations juridiques (Fatwas).
Il a écrit près de 80 livres dans divers domaines, dont les plus importants sont :
 Etalage des étendards sur les marches de la chance (Poème et commentaire),
 Prodigues de Dieu sur les lumières de الأقاح (Poème et commentaire),
 La réussite dans la première lueur de l’aube,
 Plaisir des spectateurs sur le jardin d’églantier,
 Le guide de l’aveugle dans les formes de lecture (du coran),
 Essai sur la consommation du tabac du point de vue religieux,
 Commentaire sur le complément de la méthodologie de Meyyara,
 Le guide des bienfaisants à travers le commentaire de l’apparence des lumières.

15. Cheikh El Moustaph Ould El Arbi El Ebeiri (de la tribu d’Oulad Ebeiri)

El Moustaph Ould El Arbi est né en 1130 de l’Hégire à Agan et est décédé à l’âge de 107 ans, le 16 Chewal 1237. Il fut inhumé à Bir Allah. Cheikh El Moustaph était un saint, vénéré de tous.
Il a écrit plusieurs ouvrages et a été certifié dans plusieurs domaines parmi lesquels les sept formes de lectures du Coran, domaine dans lequel il a été certifié par Cheikh Billamech Ben Mohamed M’Bareck avec lequel il est resté douze années consacrées aux études et aux recherches.
Son Cheikh dans la Kadiriya est Cheikh Sidi El Moctar El Kinti rencontré lors d’une visite effectuée à Agane en 1162, qu’il accompagna ensuite à Azawad et passa avec lui une trentaine d’années pendant lesquelles il a pu assimiler beaucoup de connaissances à tel point que le Cheikh lui confiait parfois son intérim en le chargeant de dispenser les enseignements aux étudiants et adeptes. Il était le premier Cheikh certifié et agrée par Cheikh Sidi El Moctar El Kinti de la zone d’El Guibla (le sud de l’actuelle Mauritanie). Il retourna à Agane en 1191 et créa une grande Mahadra (école traditionnelle) à Bir Allah qui a profité à beaucoup d’étudiants.

Les plus importantes des ses œuvres sont :
 Commentaire des œuvres des poètes de la tribu arabe de Houzeil,
 Un livre dans le Soufisme (mystique) orthodoxe,
 Circonspection Ibn Arabi aux Zawayas et arabes,
 La pluie torrentielle dans les sciences coraniques,
 Réponses sur des questions de jurisprudence,
 Commentaire du plaisir des yeux,
 Un recueil de poème.

16. Ghaly Ould El Moctar Val El Boussadi (de la tribu d’Ideyboussatt)

Ghaly Ould El Moctar Val Ben Ahmed Telmoud, né au 12°S de l’Hégire et décédé en 1240, fut un savant vénéré, et put amasser des connaissances encyclopédiques en matière de langue, de littérature et de la vie du prophète en plus de ses énormes capacités poétiques. Le fameux Ould Toulba (mort en 1272) le surnommait « l’homme des vingtaines » parce qu’il pouvait réciter vingt vers de poésie après les avoir entendu une seule fois. Il composait la poésie et déclamait ses vers avec une inflexion mélodieuse, à la satisfaction de l’audience. Le grand poète Mewloud Ould Ahmed El Jewad (mort en 1234) disait de lui : « qu’il peut rivaliser avec tous les poètes. »

Parmi ses œuvres :
 Poème sur les patrouilles et expéditions du prophète (la perle de la couronne),
 Les épouses du prophète,
 Noms du Prophète,
 Un recueil de poème.

17. Cheikh Sidi Mohamed El Khalifa ElKinti (de la tribu de Kinta)

Sidi Mohamed Ould Cheikh Sidi El Moctar est né à Azawad en 1191 de l’Hégire (1765) et est décédé en 1241 (1826) à l’âge de 50 ans. Il est enterré à côté de son père à Boulenwar. Cheikh Sidi Mohamed est un savant vénéré, un enseignant qui a écrit beaucoup de livres. Il était aussi un saint homme qui assura la succession de son illustre père sans coup férir.

Il a laissé plusieurs œuvres dont :
 De jardin florissant dans le commentaire de l’odeur des parfums,
 L’orientation du chercheur dans le bon sens,
 La connaissance absolue et les pratiques des pieux,
 Le bon conseil et la meilleure leçon,
 Les meilleures voies de refuge pour les émirs, les ministres et les gouverneurs,
 Les intérêts lumineux dans le commentaire de l’appellation suprême de Dieu,
 Le cœur des âmes dans علم الكلام.

18. Horma Ould Abdel Jelil El Alewi (de la tribu des Idewali)

Né en 1150, Horma Ould Abdel Jelil El Alewi, est décédé en 1243 à l’âge de 93 ans. Il était un savant vénéré, un homme de lettres hors pair. Il a eu des polémiques avec certains érudits. Beddi Ould Sidina lui a consacré un ouvrage dans lequel il disait de lui qu’il a « devancé ses pairs et qu’il était un cas rare de son époque ». Il l’a même comparé aux grands savants comme Chavi et Senoussi, vu le niveau qu’il a pu atteindre en matière de poésie, de rhétorique, de lettres et d’histoire. Il a eu des polémiques avec les savants de son époque à l’occasion desquelles il a écrit des livres intéressants.

Il a laissé quelques écrits dont :

 Des Fatwas et des cas de jurisprudence,
 Poème en grammaire, conjugaison et langue,
 Un grand recueil de poésie.

19. Mewloud Ould Ahmed Eljewad (de la tribu d’Idequib)

Né en 1170 de l’Hégire, Mewloud Ould Ahmed Eljewad El Yacoubi est décédé en 1243 à l’âge de 73 ans. Mewloud est un savant vénéré et incontestablement l’un des grands imams de la langue et de la poésie dans le pays. Perspicace et intuitif, il était très exigent en ce qui concerne les pratiques religieuses. Il a écrit de longs poèmes et s’est spécialisé dans l’éloge du prophète Paix et Salut sur lui.
Parmi ses œuvres, on peut citer :
 Commentaire sur le poème des mille vers d’Ibn Malick,
 Traité sur la vocalisation de la lettre médiane du verbe de trois lettres (Thoulathi),
 Un recueil de poème.

20. Ahmed Ould El Aquil (de la tribu d’Idequib)

Décédé en 1244 à l’âge de 90 ans, Ahmed Ould El Aquil Ben Mahand Ben Elmahi est né en 1154 (1741). Erudit versé dans tous les domaines de la connaissance, il était un Cheikh distingué, un cadi incontesté et un excellent professeur. Il a exercé tous ces métiers avec brio. De son père, il a puisé l’essentiel de ses connaissances, de sa sœur il a appris la logique aristotélicienne, de Cheikh Mohamed Mahmoud Ould Abbeh le soufisme. Sa Mahadra était des plus réputées et des plus fréquentées.

Parmi ses principaux disciples, on peut citer Nagigha El Ghalawi (mort en 1245 de l’Hégire). Ahmed a écrit plusieurs œuvres dont :
 Commentaire sur l’œuvre de Senoussi dans la foi et la croyance,
 Commentaire sur El Akhdari en logique,
 Poème traitant de l’ésotérisme (l’alphabet),
 Plusieurs fatwas en jurisprudence,
 Près de 80 jugements et arrêts.

21. Abdellahi Ould Sidi Mahmoud El Haji (de la tribu d’Idwelhaj)

Abdellahi Ould Sidi Mahmoud El Haji est né à la fin du 12°S de l’Héjire, et décédé en 1250. Il s’est distingué par la modestie, la piété, le soufisme, le courage, la force de la foi et la confiance en Dieu. Il est connu aussi pour son sérieux et sa persévérance. Il a eu pour principal éducateur son père et, sur la route du pèlerinage, il a rencontré Cheikh Sidi El Moctar El Kinti à Azawad qui l’a entouré de ses bénédictions.

Abdellahi a écrit plusieurs œuvres :
 Commentaire sur les noms d’Allah,
 Divers poèmes,
 Eloge des tribus arabes,
 Poème sur les participants à la bataille de Bedr,
 Commentaire du Poème sur les participants à la bataille de Bedr.

22. Ahmed Ould Amar El Ichi

Né à la fin du 12°S de l’Héjire, Ahmed Ould Amar Ben Taleb Mohamed dit Hmeîditi est décédé en 1257. Il était un savant connu et vénéré qui s’est distingué par son habileté dans le coran et la langue arabe, en plus de la jurisprudence, de l’astronomie et de la grammaire. Il maîtrise les sept lectures du coran, il fut le cadi de l’Emirat des Oulads M’Bareck au Hodh pendant le règne de l’Emir Khatri Ould Amar Ould Ely. Ahmed gérait une grande Mahadra qui a porté son empreinte et celle de son Cheikh l’érudit Abdellahi Ould El Hadj Hamahoullah décédé en 1209.

Parmi ses œuvres, on peut citer :
 Commentaire sur El verida de Jelal Dine Seyouti,
 Un poème en astronomie,
 Commentaire du Poème de mille vers d’Ibn Malek,
 Commentaire sur la Rissala,
 Commentaire sur Ibnou Achir,
 Commentaire sur les formes de lecture,
 Deux Poèmes sur le coran

23. Saleh Ould Abdelwehhab Ennassiri (de la tribu d’Oulad Nasser)

Né en 1152 (1739) à Oualata, Mohamed Saleh Ould Abdelwehhab, mourut en 1272 à l’âge de 120 ans. Il repose au Hodh El Gharbi. Saleh était un savant vénéré, un écrivain de grand talent et un historien de renommée. Il a beaucoup voyagé en quête de savoir et d’histoire, il a visité l’Egypte, l’Arabie Saoudite (Le Hidjaz) et le Maroc. Il a beaucoup appris auprès d’éminents savants qu’il a rencontré lors de ses pérégrinations. Il était passionné par le lignage des Beni Hassan. Il a été envoyé en 1244 par l’Emir Moctar Ould Amar Terrouzi à Gdimel, roi du Sénégal. Saleh était respecté aussi bien par les Zawayas que par les Beni Hassans. Il était un poète accompli.

Parmi ses œuvres, on peut citer :
 Un ouvrage sur la toponymie (2 tomes),
 Un ouvrage sur la généalogie des Beni Hassan,
 Commentaire sur Neyssabouri,
 Commentaire du Poème d’Ibn Malik sur les verbes Arabes,
 Un ouvrage sur les personnages de renom (2 tomes).

24. Baba Ould Ahmed Beiba El Alewi (de la tribu d’Idewali)

Né en 1207, Baba Ould Ahmed Beiba est décédé en 1272 à l’âge de 65 ans. Il était un savant hors pair, un écrivain de renommée et un grand poète. Il a récité le coran en un temps record, assimilé beaucoup de connaissances dès son plus jeune âge. A 13 ans déjà, on s’adressait à lui pour des Fatwas et c’est lui qui a résolu l’énigme d’El Hafedh Abou Oumar Ibn Abdel Bar (mort en 463 de l’Hégire) par des vers que tout le monde récite. Baba en plus de ses capacités poétiques, était aussi pieux, pratiquant dévoué et l’un des meilleurs tradipraticiens de son temps.

Parmi ses œuvres, on peut citer :
 Résumé du dictionnaire encyclopédique de Veîrouzebadi,
 Commentaire d’Ibn Assim,
 Poème nécrologique,
 Ajout au complément du complément de Dibaj,
 Quelques fatwas et questions diverses.

25. Mariem Mint Elemine El Hassenia (de la tribu d’Idablehssene)

Mariem Mint Elemine Ben El Mahi El Hassenia, a vécu au 13°S de l’Hégire, et mourut en 1276. C’était une savante en matière de sciences religieuses, de jurisprudence, de grammaire et une poétesse accomplie. Elle composait des poèmes en hommage aux grands Cheikhs comme le poème dédié à Cheikh Sidiya (mort en 1284) qu’il apprécia et écrivit sous le poème : « la femme, toute la femme est illicite ».

Parmi ses œuvres, on peut citer :
 Commentaire sur la Kaviya de Ibn Malick (mort en 672),
 Plusieurs Poèmes,
 Divers jugements.

26. Mahande Baba Ould Ibeid Eddeymani (de la tribu d’Oulad Deymane)

Né en 1185, décédé en 1277 à l’âge de 92 ans, Mahande Baba Ben Ibeid Ben Ahmed Bouya était un savant respecté et un écrivain talentueux, et un expert en sciences religieuses et linguistiques.
Meyloud Ould Moctar Khaye qui lui a consacré un ouvrage intitulée « les éloges de Mahande Baba » le qualifié de « lumière de la religion, de défenseur de la cause du meilleur des prophètes, de savant encyclopédique, de génie et du dernier des jurisconsultes et des innovateurs ».

Il a composé beaucoup de poèmes et a rédigé près de 60 œuvres dont on peut citer :
 Précis sur l’œuvre de khalil (4 tomes),
 Commentaire sur l’Elviya de Souyouti,
 Poèmes sur les règles de la jurisprudence,
 Commentaire sur l’Elviya de Ould Malick,
 Commentaire du résumé de Senoussi,
 L’accès aux sciences des fondements,
 Ses Fatwas.

27. Mahamed Mahmoud Ould Habiboullah (de la tribut des Ideidba)

Mohamed Mahmoud Ould Habiboullah Ben El Qhadi, naquit en 1250 (1790), et mourut en 1277 (1860) à l’âge de 40 ans. Il était sortant des Mahadras El Kahla et Savra (noir et jaune), son principal initiateur n’était autre que son père. Ces Mahadras étaient très réputées, on y écrivait chaque jour la totalité du texte du Khalil et on y dispensait toutes les disciplines. Mohamed Mahmoud qui fut le cadi du Brakna était une très grande référence en droit et jurisprudence.

Parmi ses œuvres on peut citer :
 Les règles du mariage religieux,
 Le guide de l’indécis dans la terminologie du livre d’El Menhaj,
 Plusieurs jugements et Fatwas.

28. Cheikh Mohamed El Mamy El Boukhary

Né au Tiris en 1206, décédé en 1282 à l’âge de 76 ans, Mohamed El Mamy Ben El Boukhary Ben Ahmed Bezeid était un savant doté d’un savoir encyclopédique qui a écrit beaucoup de livres ( plus de 400 ouvrages). Il se réfère constamment aux fondements originels de la religion (le Coran et la Sunna) desquels il tire directement les règles de la religion.
Sid’Ahmed Ould Esmouhou Eddeymani disait dans son livre (Elwah We Doussar) que Cheikh Mohamed El Mamy avait mémorisé toutes les connaissances dont il avait besoin et que ses adeptes des diables lui ont écrit un livre qui peut être utilisé par les siens et qu’il connaissait le nombre exact des grains de sable, preuve qu’il était parmi les rares saints que Dieu a bénis en leur donnant des pouvoirs surnaturels.

Parmi ses œuvres on peut citer :
 Le livre sur les 44 rites,
 Poème de mille vers ou Elvya sur la vie du Prophète,
 Poème de 10.000 vers dans lequel il résume Khalil,
 El Badiya dans lequel il analyse du point de vue religieux, le statut des populations sans gouvernement central,
 Poème dans le commentaire du coran avec lequel, il rivalise avec Ibn Jouzey,
 Un livre en jurisprudence, rhétorique, fondements et logique,
 La synthèse dans les sens des lettres de l’alphabet.

29. Amar Ould Bedda El Vadil El Ebeiri (de la tribu d’Oulad Ebeiri)

Né à Amouchtil en 1209, décédé en 1284 à l’âge de 75 ans, Amar Ould El Vadil Ould Ahmed Ould Bedda Ould El Vali Ould M’Rabout Mekka, est enterré à Bouhajra. Il était un savant vénéré que Abdoullah Ould El Hadj Brahim a agrée dans toutes les connaissances, après avoir assimilé et maîtrisé tous les savoirs de cet érudit. Il parcourut les Mahadras des deux Hodhs et de l’Assaba complétant son savoir et retournant chez lui, non loin de la ville de Boutilimitt où il commença à dispenser des cours et à donner des Fatwas en plus de l’arbitrage religieux.

Ses oeuvres avoisinent la soixantaine et ont couvert différents domaines. Parmi lesquelles on peut citer :
 Commentaire d’El Mouwatta de Malick,
 Commentaire du livre de Khalil (4 tomes),
 Règles de jurisprudence,
 Clarification des chapitres de la religion,
 Plusieurs Fatwas en jurisprudence,
 Un recueil de poèmes.

30. Cheikh Sidiya El Kebir

Il se nomme Sidya Ould Moctar Ould Haiba Ould Ahmed Dewla, il est né en 1190 (1764), décédé le jeudi dernier jour de Dhoulhijja en 1284 (23 avril 1869) à l’âge de 95 ans. Il est enterré à Tindowja. Cheikh Sidiya est un érudit vénéré et un Cheikh de confrérie, par qui on se protège de tous ceux que l’on craint. Il a passé 47 ans en quête du savoir : 13 ans avec Hourma Ould Abdel Jelil, 16 ans avec Cheikh Sidi El Moctar El Kinti à Azawad et le reste entre les bibliothèques et les Mahadras de Tichitt et Oualata. Après la mort de Cheikh Sidi El Moctar Kinti, il continua son apprentissage auprès du successeur de celui-ci qui l’a initié à la Kadiriya. En 1242 il retourne chez lui où il se consacra à l’enseignement, l’éducation, le prêche et la morale. Cheikh Haroune, dans son livre Al Akhbar, disait que Cheikh Sidiya à laissé plus de 200 œuvres comportant les domaines religieux, linguistique, politiques et économiques parmi lesquels :
 Miroir qui reflète les secrets de Khalil,
 Lettre concernant l’éducation de la femme,
 Balance équilibrée de la voie correcte,
 Les biens octroyés aux grands et aux injustes doivent être distribués à la communauté,
 Eclaircissements sur certaines formes de verbes d’Ibn Malick,
 Les spécificités de certains noms d’Allah,
 La parole exacte dans la science de la phonétique normative du coran.

31. Cheikh Mohamed Vadel Ould Mamine El Guilgmi (des Chourfa de Leglagma)

Mohamed Vadel Ould Mohamed Lemine (dit Mamine) Ould Taleb Khyar, est né en 1214 aux environs de la ville de Nema au Hodh Echargui, et décédé un vendredi de 1286 à l’âge de 75 ans. Il est enterré dans la localité de Dar Salam, non loin du village d’El Medroum au Hodh Chargui. Cheikh Mohamed Vadel est un érudit et un mystique réputé. Il est le fondateur de la Vadilya qui est une branche de la Confrérie El Quadiriya. Il dirigeait une grande Mahadra dans laquelle étaient inscrits beaucoup d’étudiants qui le surnommait « l’homme de Lailaha Illallah » (il n’y a qu’un seul Dieu) parce qu’il répétait sans cesse ce credo. Sa progéniture a atteint la centaine (53 du sexe masculin et 47 du sexe féminin). On compte parmi eux d’éminents savants.
Il a écrit près de 100 ouvrages dont :
 Un commentaire sur les noms d’Allah,
 La lumière rayonnante,
 Le masque dévoilé,
 La monture de la gloire,
 Le paradis des âmes et l’éclaircissement des abîmes des mers en matière de l’unicité de Dieu,
 L épée du polémiste.

32. Ebnou Abdem Eddeymani (de la tribu d’Oulad Deymane)

Mohamed Ould Abdellahi Ould Elemine né en 1233, décédé en 1286 à l’âge de 52 ans, est un savant doté d’un savoir encyclopédique qui a fait des études approfondies dans plusieurs Mahadras et sous la supervision de grands savants comme Mahande Baba (mort 1277), Cheikh Sidiya Elkebir (mort 1284) et Mohamed Mahmoud Ould Habiboullah (mort 1277). L’émir Sidi Ould Mohamed Lihbib l’a nommé cadi et il s’est distingué par un grand sens de piété, de dévotion et de prudence dans les Fatwas.

Parmi ses œuvres on peut citer :
 Poème sur la prosodie et les rimes,
 Commentaire sur la lignée généalogique,
 La trajectoire de la lune,
 Divers poèmes et recherches,
 Plusieurs Fatwas en jurisprudence.

33. Cheikh Mohamedine Vall Ould Mouttaly Ettendaghi (de la tribu de Tendgha)

Mohamedine Vall Ould Mouttaly Ettendaghi est né un lundi en 1205 au Trarza, et décédé un lundi du mois de Rabi Thani en 1287 à l’âge de 82 ans. Il repose à Enwaamart à 60 Km au Sud-Est de Nouakchott. Il se distingue par ses connaissances encyclopédiques. Il est aussi une référence incontestable en matière de sciences religieuses et linguistiques. Il était aussi un écrivain prolifique. Sa Mahadra fréquentée par un grand nombre d’étudiants dont la plus part sont devenus de grands savants, était parmi les plus animés.

Parmi ses œuvres on peut citer :
 Exégèse du coran,
 Le don du Dieu,
 Poèmes comportant des réponses aux théologiques dogmatiques,
 Versification sur les fondements,
 Commentaire sur المواق,
 Versification sur les règles de jurisprudence,
 Résumé du dictionnaire Elkamouss.

34. Sidi Mohamed Ould Habett El Ghallawi (de la tribu de Leghlal)

Sidi Mohamed Ould Habett El Ghallawi, Echinguitti, est né en 1168 et décédé en 1288 à l’âge de 120 ans. C’était un Cheikh, un savant passionné par les voyages et l’achat des livres. Il est le maître principal de la Mahadra de la famille Habett. Il a acheté tous les livres précieux connus de son temps, constituant ainsi l’une des grandes bibliothèques du pays. Le professeur Sidi Mohamed Ould Mohamed Abdellahi l’a cité dans son livre sur les auteurs du pays de Chinguitti et a indiqué qu’en visitant sa bibliothèque, il a constaté que la plupart des manuscrits qui s’y trouvent ont été écrits par des personnes appartenant aux différentes régions musulmanes.
Sidi Mohamed passait la plupart du temps à Chinguitty et ne la quittait que très rarement.
Parmi ses œuvres on peut citer :
 un commentaire sur la Elvia d’Ibn Malick.
 un livre de mathématiques.
 La convergence des Imams.
 Commentaire sur certaines formes du verbe.
 Poème sur la logique
 Poème sur la prosodie et les rimes.
 Poème sur l’autorisation du Port du foulard.

35- Le Docteur Awva Ould Boubakar (Elelvaghi de la tribu des Idathvavagha).

Né dans la zone de Iguidi en 1234, Moustapha dit Awva Ben Boubakar Ben Abdallahi El Elvaghi Echimchewi (de la confédération tribale de techoumcha) est décédé en 1300 (1880) à l’âge de 64 ans ; il est enterré dans la localité de Tinniddab à 25 Km du PK 80 sur la route de l’Espoir. Awva était un grand savant, un brillant auteur et un tradipraticien de talent. Depuis son plus jeune âge, il s’est distingué par l’intelligence et l’ingéniosité ce qui a fait de lui me encyclopédie en matière de jurisprudence, de langue et de médecine. Il diagnostiquait ses patients en se referant à sa seule intuition et ne demandait jamais de contrepartie aux pauvres. Quant aux riches il leur laisse le choix, s’ils lui donnent une contrepartie il l’accepte, si non il ne la réclame guère.
Parmi ses nombreuses œuvres on peut citer :

 El Ôumda (poème de 1222 vers en médecine comportant une introduction, six chapitres et une conclusion),
 La prévention des maladies et les règles d’hygiène alimentaire,
 Divers Poèmes en jurisprudence.
 Un recueil de poèmes.
 Ilajouhou : un ouvrage comporte le nom des maladies et leurs appellations populaires et les remèdes possibles et disponibles localement.

36. Ahmed Ould Habeut El Ghallawi

Né à Chinguitti en 1237, Ahmed Ould Habeut est décédé en 1301 à l’âge de 65 ans. Il était un savant vénéré, un grand auteur et le chef d’une mahadra très réputée dans laquelle ont appris plusieurs savants ; il était passionné par la lecture et la collecte des connaissances. Il était aussi cadi de grande renommée.
Parmi ses œuvres on peut citer :
 Commentaire sur les Noms d’Allah,

 Les hérésies permises,
 Commentaire sur certaines formes du verbe
 Guide des disciples
 Diverses Fatwas
37- Mohamed Ould Mohamed Salem El Mejlissi (de la Tribu Medlich)

Né en 1206, Mohamed Ould Mohamed Salem Ould Mohamed Said est décédé en 1302 à Domeuss, localité du Tiris où il repose. Il était connu pour sa piété, son érudition et sa mahadra réputée pour la qualité de ses enseignements. Ses disciples pour la plus part ont fondé à leur tour des mahadras de renommée.
Parmi ses œuvres, on peut citer :

 Exégèse du Coran
 Commentaire d’EL Boukhary
 Commentaire sur ELAkhdary
 Louanges et éloges du Prophète
 Livre sur la foi
 Recueil de poèmes

38- El Hacen Ould Zeine El Quounani (de la Tribu de Tagounanit)

Né en 1255, El Hacen Ould Zeine El Guounani est décédé en 1315 à l’âge de 90 ans. Sa tombe se trouve dans le grand cimetière de HSEY SAADA à 70 Km de Nouakchott sur la route de l’Espoir. El Hacen a devancé tous ses contemporains dans toutes les sciences et particulièrement les sciences de la langue ; c’était un grand lecteur du Coran qu’il enseignait avec brio. Il excellait dans l’art de composer des vers et dirigeait une Mahadra de renommée par laquelle sont passés plusieurs savants comme YEHDHIH OULD ABEDEL WEDDOUD (mort en 1358) qui y a appris la grammaire et la conjugaison.
Parmi ses œuvres on peut citer :
 Commentaire sur la lamia d’Ibn Malick,
 Des Fatwa en jurisprudence,
 Plusieurs poèmes.

39- Mohamed Mawloud Ould Ahmed Vall El Yaâkoubi

Mohamed Mawloud Ould Ahmed Vall Ould Mohameden Vall dit Adda est né dans la septième décennie du 13e siècle, et mourut en 1323 à l’âge de 60 ans . Il était l’ardant défenseur de l’Islam, l’excellent auteur et compositeur des poèmes de toutes sortes et l’érudit encyclopédique en matière de jurisprudence. Il est le Cheikh des Cheikhs, le pieux des pieux, le Chef des innovateurs . Il s’est distingué par un grand nombre d’œuvres on dit en substance qu’il a vécu 60 ans et qu’il a écrit 60 ouvrages. Ses œuvres ont fait l’objet de beaucoup de commentaires de la part des autres savants et chercheurs à tel point que certains parmi eux les récitaient par cœur.
Parmi ces œuvres on peut citer :

 ELKEVAV(le strict nécessaire).
 Le nouveau dans les sciences de la parole du prophète
 L’assainissement des cœurs).
 Commentaire sur le coran.
 Comment pet on répondre aux questions (concernant le savoir).
 La reconnaissance du pardon et de la miséricorde.
 Commentaire de Khalil.
 Les bienfaits de l’aumône.

40 – Mohamed Yahya El Welati

Né en 1259 (1843) à Oualata, Mohamed Yahya Ben Taleb Moctar Ben Taleb Abdella Neffaâ Ben Ahmed El Hadj El Allouchi (de Oulad Daoud) est décèdé en 1330 (1913) à l’âge de 71 ans. On le surnommait El Vaquih (l’homme de la jurisprudence). Mohamed Yahya est un savant vénéré, l’un des imams confirmés ; qui a écrit beaucoup de livres. Son fils Mohamed El Hacen disait de lui dans une versification qu’il a visité la tombe du Prophète et qu’il a écrit 110 livres. Il a été intronisé Cadi de l’Emirat de EHLIMHAIMID au Hodh avant d’aller en pèlerinage le 14 Janvier 1894. Le huit Janvier 1900, il est de retour à Oualata. Durant son voyage de pèlerinage il visita l’Egypte, la Tunisie et le Maroc où il rencontra des savants qui l’ont bien accueilli à bras ouverts et qui ont échangé avec lui beaucoup de connaissances et les expériences. Ce voyage lui a permis aussi de se doter d’une bibliothèque très bien garnie ; il a également tenu un carnet de voyage dans lequel il a noté d’importantes informations.

Parmi ses œuvres on peut citer :
 le commentaire de SAHIH EL BOUKHARI
 L’origine de la science et de la dévotion
 Commentaire sur la verida de Souyouti
 Le Cumul dans la prière
 Commentaire sur le livre des marches de la chance
 Un livre sur les fondements.

41. Lemrabott Mohamedahid Ould Sidi Abderrahmane El Messoumi (de la Tribu de MESSOUSMA).

Né en 1239, Mohamed Ahid Ben Sidi Abderrahmane, est décédé en 1335 à l’âge de 96 ans. Lemrabott est un savant vénéré, un juriste compétent qui s’est distingué par son habileté dans le domaine du Coran et des sciences y afférentes.
Il a fait ses études dans plusieurs Mahadhra parmi lesquelles celle de la famille LEBBAT avant de créer sa propre mahadhra dans laquelle ont appris plusieurs savants tels que son fils Mohamed Mahmoud ENNEJACHI. Parmi ses œuvres on peut citer :

 Un livre sur les versets du Coran
 Le classement des versets du Coran
 Les obligations (poème didactique sur les pratiques religieuses)
 Poème didactique dans la transcription du Coran et son orthographe
 Commentaire sur la forme de lecture du Coran de l’Imam NAVI.

42- Cheikh Saad Bouh Ould Cheikh Mohamed Vadel
Saad Bouh Ben Cheikh Mohamed Vadel est né en 1265 (1848) dans la localité de Aîoun El Veth à 70 KM au Sud de Néma dans le Hodh Echarghi. Il mourut en 1335 (1918) - le 22 du mois de Ramadane – à l’âge de 70 ans. Il repose à Nimjatt à 40 Km à l’Est de Tiguend dans la Wilaya du Trarza. Cheikh Saad Bouh était un érudit vénéré, un éducateur habile, un auteur prolifique, un pôle de mysticisme et un homme modeste et humble. Ses adeptes sont très nombreux. Par sa mahadhra il a répandu les sciences religieuses comme il répandu la Kadirya dans toute l’Afrique.
Parmi ses œuvres on peut citer :

 Commentaire sur le verset du Trône
 Interdiction du Tabac
 Relations entre époux et son épouse
 Prières contre le Mal
 Généalogie la tribu des Oulad Bousbaâ
 Voie exacte
 Commentaire sur certains Noms d’Allah

43- Abdel Kader Ould Mohamed Ould Mohamed Salem

Né en 1240 et décédé en 1337 (le jour de la fête du IDEL ADHA juste avant la prière de DOHR) à l’âge de 97 ans, Abdel Kader Ould Mohamed Ould Mohamed Salem, est enterré dans la localité de HADBIT ISBAIYA à 170 Km au Nord Ouest d’Akjoujt. C’était un savant qui a écrit beaucoup de livres ; il dirigeait une Mahadhra qui avait un grand rayonnement scientifique ; son père disait de lui qu’il était un torrent de connaissances.
Il a écrit près de 50 livres dans les différents domaines du savoir, à savoir :

 Commentaire du livre El Wadih El Moubine,
 Commentaire sur le précis de Khalil ( 7 tomes)
 Commentaire sur le poème didactique Quret el ebsar sur la vie du Prophète,
 Commentaire sur les qualités du Prophète.
 Conquêtes et les expéditions du Prophète.
 Commentaire sur le traité de IBNOU EBIZEYD EL QUAYRAWANI.
 Accès aux buts les plus nobles.

44- Baba Ould Cheikh Sidya
Cheikh Sidya dit Baba Ben Cheikh Sidi Mohamed (mort en 1285) est né en 1278 (1862), et mourut le 3 Joumada Ethania 1342 (1924) à l’âge de 64 ans ; Sa sépulture se trouve à El Baalatya non loin de Boutilimit. Baba était un érudit vénéré, un lieu de la science de la gloire et de la souveraineté ; il fut le défenseur de la voie du Prophète et le combattant contre toutes les formes d’hérésie. C’est un grand innovateur, un Cheikh pieux et attaché constamment au livre (Coran) et aux paroles du prophète. Il s’est consacré à l’enseignement et à l’apprentissage et s’est doté, pour remplir cette tâche, de beaucoup des références ; il s’est consacré aussi aux intérêts de la communauté musulman, tâche qu’il peut assumer vu sa forte personnalité et son autorité reconnue par tous. Parmi ses œuvres on peut citer : 1- Chronique des tribus maures, des Emirats IDAWICH et MACHDOUF.
2- Versification sur la différence entre deux lettre de l’alphabet arabe qu’on a tardance à confondre.3- Comment prier sur le prophète Paix et Salut sur Lui. 4- Lettre à propos de l’essence absolue. 5- La prédominance de la délégation des attributs de Dieu. 6- Lettre sur la ZAKAT (impôts). 7- A propos de l’interprétation de la Jurisprudence.

45- Mohamed Sidina Ould Birrou Essimisdi
(de la Tribu de Smassid)
il se nomme Mohamed Sidina Ben Ahmed Ben Sidi Abdoullah connu sous le nom de Birrou ; il est né en 1238 (1832), décédé en 1343 (1925) à l’âge de 95 ans : Mohamed Sidina est un savant, un auteur, un cadi vénéré, un réformiste de renommée et un poête.

Il a exercé les fonctions de cadi à Atar de 1862 à 1925 ; il a participé aux négociations avec les Français quand ils occupèrent Atar en 1908 et il a pu préserver les vies et les biens des populations. Il s’est distingué par ses jugements en matière de litiges, complexes sur les domaines des oasis. Il a plusieurs œuvres dont notamment : 1- Recherches en matière de cultures et de fruits. 2- La généalogie des Zawaya. 3- Eclaircissements sur les rapports conjugaux. 4- Les habitudes la dispute.
5- Versification sur l’unicité de Dieu.
6- Diversification en sociologie. 7- Diversification en conseils et orientations.

46- Mohamed Ould Ahmed El Vouti
il se nomme Mohamed Ould Ahmed El Vouti ; il est né au Sud de la Mauritanie à la fin du 13° S de l’hégire décédé en 1349à Medine ( en Arabie Saoudite). Mohamed est un savant vénéré, un auteur et un grand voyageur son nom s’est accompagné du nom de la localité de Voutata qui se trouve sur la rive du fleuve Sénégal. Parmi ses œuvres on peut citer :1) La généalogie des peuhls. 2-des événements divers.

47- Mohamed Yahya Ould Bouh El Yaacoubi
il se nomme Mohamed Yahya Ben Bouh El y Coubi ; il est né en 1310 (le 17 du mois béni de Ramadane) dans la localité de Taraqui, décédé en 1349 (le 15 du mois de SAFAR) à la Mecque à lâge de 39 ans. Mohamed Yahya est un savant vénéré, il a fait ses études dans la Mahadhra de son père dans un premier, puis il les a continuées que l’érudit Yihdhih (mort en 1358) auquel il est arrivé en 1328 ; il a appris également dans d’autres Mahadhra pour devenir une encyclopédie mobile. Sur la route de son pèlerinage qui a débuté en 1347, il a fait Atar, Chinguetti et Toumbouctou puis a continué jusqu’à la Mecque ; ce voyage à durée un an. Parmi ses œuvres on peut citer :
1- Commentaire de l’illumination des terrestres de Ahmedel Maquari. 2- Carnet de voyage garni de beaucoup de connaissances. 3 Diverses Diversifications dont ce vers.

« La prière sur la personne morte ne dispense pas du salut de la mosquée »

48- MOHAMED Yahya Ould SLEIMA El Yaacoubi
il se nomme Mohamed Yahya ould Sleïma El Yacoubi ; il est né à Walata en 1272, décédé en 1354 à l’âge de 82 ans. Mohamed Yahya est un savant vénéré et un auteur qualifié.
Il a vécu au sein au sein d’une famille ancrée dans les connaissances où il a épuisé beaucoup de savoir, ce qui lui a permis de se consacrer, le long de sa vie, à l’enseignement et à l’apprentissage. Il s’est distingué par ses diversifications faciles.
Il préconisait l’interprétation de la jurisprudence pour ceux qui en atteignent le niveau requis. Parmi ses œuvres on peut citer : une Elvia (mille vers) dans les fondements.2.Résumé de SAHIH EL BOUKHARY.3. Commentaire des marchés de la chance.4. Vérification de la balance de Châarani.5. Vérifications des consensus de IBN EL MOUNDHIR.5- Vérification sur les mathématiques.
49- YEHDHIH OULD ABDEL WEDDOUD EL JEKENI
Il se nomme Yehdhih Ould Abdl Weddoud (il est de la tribu de TEJEKANIT) ; il est né en 1265, décédé à l’âge de 93 ans. Yehdhih est un savant vénéré dont la réputation a dépassé les frontières. Il a créé une grande Mahadra dans laquelle de nombreux étudiants apprenaient les diverses disciplines et particulièrement la grammaire.
Yehdih était surnommé : SIBEWEIHI (un grand grammairien) par ses contemporain et il a commencé à dispenser des cours à l’âge de 20 ans seulement parce que son emploi de temps à la MAHADHRA est toujours chargé, il n’a jamais eu le temps pour écrire des livres. Les principaux étudiants de sa Mahadhra sont mon père, Ould Veten et Memmou. En plus de beaucoup de versifications résumant ses leçon, il a laissé plusieurs œuvres dont :

1. Des Fatwa en jurisprudence. 2.Plusieurs versifications

50. CHERIF SIDI M’BARCK ben AHMED BABA ESSOUBA
Il se nomme Cherif Sidi M’Bareck ben Ahmed Baba ben Cheikh El Moctar ; il est né à la fin du 13è siècle, décédé en 1359. Cherif est un savant vénéré, un chercheur, un auteur et un cheikh de soufisme. Il a appris la KADIRYA de CHEIKH MAELLAININE BEN CHEIKH MOHAMED VADEL BEN MAMINE. Cherif était aussi un chef respecté par les siens . Parmi ses œuvres on peut citer : 1. Les obligations et ……. 2. Des évènements .3. Diverses versifications.
51. SIDI MOHAMED OULD DADDAH
Il se nomme Sidi Mohamed dit ERRAJIL OULD DADDAH, il est né en 1265 (1848), décédé en 1360 (1941) à l’âge de 95 ans ; il est enterré à TINDOUJA. Sidi Mohamed est un érudit expérimenté ayant une connaissance approfondie dans toutes les sciences connues en son temps, un auteur de talent et bien élevé qui récite beaucoup de poèmes. C’est un expert en matière de Jurisprudence de Fondements, des règles, des objectifs et de la langue arabe. Il a exercé les fonctions de Cadi et Moufti pendant 60 ans comme l’avait fait l’Imam Malik Ben ENEUSS. Il était très généreux et tout le monde avait besoin de lui. Il a une grande MAHADHRA et il a écrit plusieurs œuvres dont :
1- Commentaires sur la ELVIA de Ould MALICK
2- Recueils de jugements et d’arrangements
3- Les Tribus des Diables
4 – Les Fonctions de Moufti et du Cadi
5 – Le cumul entre deux formes de lecture (du coran)
6- Le Houbss (forme d’aumône

52. ABDARAHMANE OULD BELLAL IDEGUEJ MEULY
Il se nomme Abadarrahame Ould Bellal ; il est 13è siècle, décédé en 1360. Il fut un savant vénéré, un chercheur, un auteur, un expert en matière jurisprudence, de fondement et de la langue Arabe. Il a une grande MAHADHRA dans laquelle il a passé toute sa vie dispensant les connaissances, arbitrant entre les belligérants et donnant des Fatwa sur des questions complexes. Il a écrit de nombreuses versifications et plusieurs œuvres dont : 1. Versifications sur les sciences du Coran 2. versifications dans la foi 3. réponses aux mystiques 4. la génécologie des Idegmoleu 5. commentaires sur l’illumination des ténèbres 6. commentaires sur « Neuchreu El Bounoud . 7 la généalogie des Arabes
53. AHMDOU OULD DAHAH EL ALAWI
Il se nomme Ahmedou Ould Dahah ; il est né 1222, décédé en 1361 à l’âge de 139 ans. Il fut un savant vénéré, un narrateur compétant , un historien reconnu et un poète de talent ; il est intelligent et de culture diversifiée. Parmi ses œuvres on peut citer : 1. les narrateurs de la Parole du Prophète 2. les Versets abrogatifs abrogatoires 3. Versification sur EHLISSFFA 4. Nécrologie des Savants de la Sunna 5. Boutades.

54.CHEIKH MED HABIBOU ALLAH OULD MAYABA EL YOUSSOUFI EL JEKENNY
Il se nomme CHEIKH MED HABIBOU ALLAH OULD SIDI ABDOULLAH OULD MAYABA ; il est né au centre de la Mauritanie au 14è s, décédé en Egypte en 1364. Ould Mayaba est un érudit distingué, un chercheur et un auteur qui a des connaissances encyclopédiques dans tous les domaines. Ses principaux Cheikhs sont CHEIKH MAELAÏNINE RAJIL OULD DADDAH, son propre frère Cheikh Mohamed Ould El Aghil (mort, le 18 Ramadan 1327) et l’érudit Mohamed El Khadir. Il a voyagé en Egypte et au Hijaj passant par le Maroc et dispensant ses connaissances là où il s’arrête. Parmi ses précieuses œuvres on peut citer : 1. Commentaire de Mouwataa Malick 2. Commentaire de la Versification de Hasssen Saraki sur le Résumé de Khalil 3. Les points lde convergence de Bouakhary et Mouslim 4. Les Emirs des Croyants dans la Parole du Prophète 5. 40 Hadiths cités par Malick, Naveuâ et Ibnou Oumar (la Chaîne de l’Or). 6. Commentaire de El Kaviya de Ould Malick 7. Commentaire sur l’œuvre de Cheikh Sidi Mohamed Ould Sidi Abdoullah El Alawi en grammaire. Il est mort en 1250.

55. AHMDOU OULD DAHAH EL ALAWI
Il se nomme Essalim Ould Elimbi Taleb Ould Abdel Wedoud. Il est né à Tinyeirsar au Tagant en 1332 (1913), décédé (le 8 Ramadane) en 1381 (1961). Il vécu au sein d’une famille de science et de gloire ; il a récité le Coran à l’âge de dix ans et en a été agréé par Cheikh Mohamed El Moustapha El Yacoubi qui a attesté que ASSALIM est le meilleur élève qui ait récité le CORAN dans sa Mahadhra. Il a fait ses autres études sur d’éminents Cheikhs tels que Ahmedou Ould Moud et Ahmed Val Ould Deyyeu, deux savants connus de la tribu de Tejekanit. L’émir des Croyants ABDERAHMANE OULD SOUED AHMED l’a nommé Cadi et il jouissait de beaucoup d’estime de sa part et exécutait sur le champ tous ses arrêts et lui donnait beaucoup de cadeaux. Il a créé une grande Mahadra dans laquelle ont appris de nombreux étudiants tels que les deux Cadi Mohamed Ould Ahmed Ould Moud et Mohamed Mahmoud Ould Biyyeu Ould Sidi Abdoullah et le poète littéraire Mohamed El Hassen ben Abba ben Achour en plus du savant Sidi Mohamed Ould Mohamed Lemine Ould Abdel Weddoud. Parmi ses œuvres on peut citer : 1. Des leçons en doctrine. 2. Des Fetwa en Jurisprudence. 3. Un recueil de poésie qui a fait l’objet d’une étude à l’Institut Supérieur des recherches et des études islamiques en 1417

56. CHEIKH AHMED ELBOUMAALI OULD CHEIKH AHMED HADRAMI ETTAGGATI (de la Tribu de TAGANT).
Il se nomme Eboulmaaâli Ould Cheikh Hadrami Ettaggati, il est né au centre du pays au début 14è s, décédé en 1386 (1965) ; il est enterré à AGUIRJ à l’Est de la Moughataa de MAGTAA LAJAR. C’est un savant vénéré, un enseignant de renommée, un chef mystique qui a attiré un grand nombre de disciples et leur dispensé les connaissances utiles pour la résolution de leurs problèmes et l’assainissement de leurs âmes. Parmi ses disciples on compte de grandes sommités comme Mohamed El Khadir Ould Demine (mort en 1418), Cheikh Mohamedou Ould El Benya (mort en 1412) et Cheikh Mohamed El Hacen Ould DAHHANE (mort en 1424). Il a écrit plusieurs œuvres précieuses dont :1. le brave…….. 2. Le droit du Croyant. La prière des disciples se trouvant dans des états d’inconscience, 4 Les preuves de l’unicité (de Dieu), 5. Les amoureux de Dieu et des Prophètes, 6. Un livre en mythisme, 8. Lettre dans la résurrection des morts.

57. EL HADJ EBOU BAPKAR SY ETTEKROURI (de l’ethnie des Toucouleurs).
Il se nomme El Hadj Abou BAKAR SY, il est né à NTEÏKAN au TRAEZA en 1303 (1888), décédé en 1386 (1966) à l’âge de 80 ans ; il a vécu dans un milieu scientifique entouré des Mahadhra de la GUIBLA (le Sud de la Mauritanie). Il est parti en pèlerinage en 1927 et, durant ce voyage, il a rencontré plusieurs savants et se sont échangé avec lui aussi bien des connaissances, que les polémiques. A son retour, il a été nommé en 1927 Cadi de la ville de Rosso et ses environs, poste qu’il occupera pendant 30 ans. Il s’est distingué par ses connaissances encyclopédiques, son institution et sa justice. Parmi ses œuvres on peut citer : 1. Un exposé sur la mise en garde de l’interprétation directe du Coran et de la Sounna, 2.Exposé sur la philosophie arabe et la possibilité de voir le Dieu. 3.Des Fatwa en jurisprudence et des arrêtés judiciaires. 4. Exposé sur la réglementation de la mosquée et la non légalité de la construire par des fonds provenant des mécréants.

58. CHEIKH mohamed abdallahi Ould AHMEDEYA EL HACENI (de la tribu de IDABLIHCEN.
Il se nomme Mohamed Abdallahi Ould Ahmedeya El Haceni ; il est né au 14° s, décédé en 1390 ;. C’et un savant vénéré et un littéraire original ; il le soleil des connaissances dans son temps qui a enseigné un grand nombre d’étudiants, parmi lesquels le grand Imam BOUDDAH Ould BOUSSEIRI. Parmi ses œuvres on peut citer : 1. Commentaire sur le CORAN. 2. Commentaire du recueil de la poésie de GHAÏLANE. 3. Les obligations (pratiques obligatoires) 4. Un livre sur l’unicité de Dieu. 4. Commentaire sur la Lamia des appellations de Dieu 6. Commentaire du recueil de poésie de Chammakh. 7. Commentaire sur le diamant caché.

59. ABBA Ould KHTOURA.
Il se nomme Mohamed Lemine Ould Mohamed El Moctar Ould ABDELKADER Ould Mohamed Ould Ahmed Nouh dit ABBA ; il est né à TINNEUB, (Moughataa de GUEROU) en 1320, décédé en 1393 à l’âge de 73 ans ; il est enterré a EL HOUJOUNE à la Mecque. C’est un érudit vénéré qu’on ne peut rivaliser dans aucun domaine ; il est une référence dans les sciences écrites et logiques, un poète romantique, ABBA était l’enfant unique de ses parents, il vécu en Mauritanie avant d’aller en pèlerinage à la Mecque où il trouva la mort. Il a tenu un carnet de voyage dans lequel il a enregistré des exposés intéressants comme celui concernant les questions de logique sur lesquelles il a eu des polémiques avec des savants de l’institut scientifique de Oumoudourmane au Soudan. Parmi ses œuvres on peut citer : 1. un commentaire sur le Coran (10 tomes) 2. les pratiques religieuses au domicile. 3. Les versets du Coran. 4. le jardin du spectateur. 5. Déontologie des recherches et polimique. 6. Un grand Rajaze dans la doctrine de MALICK (plusieurs milliers de vers) 7. Une Elvia (mille vers) en logique.

60. HAROUNE OULD CHEIKH SIDYA.
Il se nomme Haroune ben Cheikh Sidya Baba ; il est né en 1337 (1919), décédé en 1397 (le 10 Mars 1977 ; il est enterré à ELBAALATIA non loin de Boutilimit. C’est un savant vénéré, un chercheur distingué et un cadi juste. Il a fait ses études de plusieurs savants dont son père Cheikh ABDEL WEDOUD OULD HAMYA et l’érudit Sidi Mohamed Ould Daddah pour ne citer que ceux-ci. Il a fait deux fois le pèlerinage aux lieux saints et a fait plusieurs voyages d’études, il a écrit des livres en machine de jurisprudence, de la vie du Prophète et de l’histoire ; ses œuvres dépassent la vingtaine et on peut en citer : 1. Lever l’équivoque sur les cinq questions. 2. Chroniques. 3. Résumé du commentaire de Cheikh Abdel Kader Ould Mohamed du livre de Ould Bouna (le moyen). 4. La mise en valeur des terres stériles. 5. Les conditions du mariage. 6. comment se confirme la vision du croissant lunaire. 7 Des Fatwa en jurisprudence.

61. CHEIKH MOHAMED MAHMOUD OULD CHARRAH
IL se nomme Mohamed Mahmoud Ould Sidi Mohamed Ould Charrah ; il est né en 1320 (1901) au Tagant, décédé en 1399 (1979) au NIGER à l’âge de 80 ans ; il est enterré dans la localité de TOVAMNIR. C’est l’érudit de son temps, l’incomparable à ses pairs. Rares sont ceux qui peuvent être comparés à lui en matière de connaissance, de courage, de générosité et de dévotion. Il a fait quatre fois le pèlerinage aux lieux saints. Il a quitté la Mauritanie en 1930 et a visité le AZAWAD, le Mali et le NIGER et bien d’autres contrées. Il a eu de nombreux agréments dont celui de l’érudit Mohamed Habiboullah Ould Mayaba (mort en 1364) que l’a agrée séjour avec lui. Après avoir visité plusieurs pays répandant le savoir et rassemblant les collections de livres, il s’est installé au NIGER où il à crée le plus grande MAHADHRA de ce pays dans laquelle on dispense tous les domaines du savoir. Il fut encore le cadi incontestable de ces contrées. Il a écrit plus de 100 œuvres dont : 1- L’épée tranchante 2. L’ampoule des ténèbres. 3. 4. L’expédition aux epées et. 5. Commentaire des deux versets (du Corant). 6. La doctrine de DOUREID. 7. Le deshabillement des belles femmes. Il a compose également plus de 2000 vers de versification et a donné plus de 6000 Fatwa en matière de Justice.
62. CHEIKH AHMEDOU OULD VETEN ECHAQRAWI EL HACENI ( de la tribu de IDACHIGHRA, des Idablihecen)
Il se nomme Ahmedou Ben Cheikh Mohamed Abderrahmane Ben EBIBEKR Ben Veten ; il est né en 1345 dana la localité de DOW pris du village de El Meimoune situé à 100-120 Km à l’Est de Nouakchott, décédé en 1408 (le 2/12/1987) à l’âge de 63 ans ; c’est un savant vénéré, un littéraire compétent et un auteur d’un grand nombre de livres. Tous ses actes étaient conformes au droit musulman et il passait la plupart de son temps dans l’adoration de Dieu et l’éducation et la prêche des gens. Parmi ses nombreuses œuvres on peut citer : 1. L’histoire communiste et les systèmes économiques ; 2. Le non permis dans le système éducatif. 3. Commentaire d’un verset du Coran. 4. Plaidoyer sur les fois de croyants. 5. La voie exacte. 6. La clè du Commentaire. 7. versification du resumé de KHALIL. 8. L’assiduité complète.

63. CHEIKH MOHAMEDOU OULD EL BOUNEY
Il se nomme Mohamedou dit Hannema Ben Mohamed Mahmoud Ben Mohamed Vall Ben Abdellahi ben Sid’Ahmed ben El Mousraph ; il est né en 1312 (1894), décédé en 1412 (21 Mai 1992) l’âge de 100 ans ; il est enterré dans le cimetière de EHLILBARKA à Bammera à 40 Km à l’Ouest de Guerou. C’est un savant vénéré et un lecteur et un enseignant du Coran ; Il fait partie de mes Cheikhs ; je l’ai connu un érudit encyclopédique, pieux, dévoué et solidaire des pauvres. Il lisait et récitait éternellement le Coran ; il a appuis sur de grands savants ; il a passé huit mois dans la bibliothèque de Baba Ould Cheikh Sidiya et rencontrait ce dernier chaque jour. Il est parti en pelérinage en 1376 (1956) sur la voie terrestre, au Tchad, sur sa route il a visité la fameuse bibliothèque de DIA EL HAQUE et y passa quelques mois : Aux lieux saints il a rencontré ABBE OULD KHTOURA sur lequel il a appris les sciences du HADITH ( les paroles du Prophète) à son retour au pays, il a créé la grande Mahadha de AFTOUT, RGUEIBA et BAMEIRA qui a connu une grande affluence. L’enseignement des étudiants, sa préoccupation constante par les problèmes des gens ne lui ont pas laissé le temps d’écrire des livres bien qu’il en a la capacité. Toute fois il a laissé certaines œuvres dont : 1. Versification dans les huitièmes du Coran. 2. Des Fatwa en jurisprudence concernant le divorce et le Houbs (aumône) 3. Diversification dans divers domaine.

64- GARRAYE OULD AHMED YOURA
1- il se nomme M’HAMED Ben MOHAMED BABA Ben AHMED YOURA Ben MOHAMEDINE Ben AHMED Ben EL AQUIL dit GUERRAYE ; il est né en 1340 (1920) à Bligdour à 25 km au nord est de Mederdra dans la wilaya du trarza, décède en 1420 (le 10/07/1997) à l’âge de 80 ans. C’est un savant vénéré, connu par la souplesse de caractère , l’honnêteté et la droiture. Il a passé toute sa vie en quête du savoir, s’est distingué par la défense de la sounna, la sincérité et par la qualité de ses poèmes. Il a composé beaucoup de poèmes sur les louanges du prophète et s’est toujours attaché à suivre ses traces. Parmi ses œuvres on peut citer 1- Versification sur les fondements (1050 vers) – 2-Versification sur certaines expéditions du prophète (688vers) ; cette versification a été l’objet de mon mémoire de fin d’études en 2000-2001 ; mémoire qui a été préfacé par un grand nombre de savants, chercheurs et professeurs. 3- l’ensemble des points sur lesquels Boukhari et Mouslim ont convergé. 4 – Résumé de la science de la prosodie et des rimes. 5- versification sur l’orthographe du coran (plus de 1000 vers). 6- Commentaire de la ELVIA de SOUYOUTI. 7 – Un grand recueil de poésie qui a fait l’objet en 1984 d’un mémoire de fin d’études à l’école normale supérieure.

65 – SIDATI OULD BABA

Il se nomme Sidi Mohamed Dit Sidati Ben Mohamed Bene Baba Ben Mohamed Lemine Ben Cheikh El Moustaph Ben El Arbi ; il est né le 16 Raajab en 1342 (1924), décède en 1424 (le 25 Août 2003) à l’âge de 80 ans. C’est un savant vénéré, un grand historien , un narrateur de renommée et un chercheur de talent. Le professeur Sid’Ahmed Ould Maâloum Ould Ahmed Zerroug dans son livre intitulé les bracelets du diamant, signale « qu’il lui a enseigné les sciences du Hadith (paroles du prophète ) et qu’il n’a jamais vu quelqu’un de plus compétent que lui a ordonné d’écrire sa biographie et qu’il a exécuté son ordre » SIDATI a fait des études auprès des savants les plus connus du pays, passant par plusieurs mahadras et se consacrant au service du savoir et du patrimoine ; il a écrit 100 oeuvres dont :
1 – Livre sur certaines formes de verbes. 2 – versification sur les fondements de la doctrine de Malick. 3- Commentaire sur l’illumination des ténèbres. 4 – Introduction dans les sciences du Hadith (paroles du prophète ). 5 – les besoins historiques des émirats des tribus mauritaniennes (4tonnes). 6 – La vérité sur l’origine cherifienne de la tribu des Oulad Bousbaâ. 7 – Chroniques et généalogie de la tribu de LADEM.

66 – MOHAMED OULD EL MAHFOUDH OULD DEHMEUD EL IDEIDJBI (de la Tribu des IDEIDJBA)

Il se nomme Mohamed Ould Mahfoud Ould Mohamed Ould Cheikh Sid’Ahmed dit DEHMEUD ; il est né aux environs de Timbedgha en 1338, décède en 1426 à l’âge de 80 ans. C’est un érudit vénéré qui a excellé dans plusieurs branches de la connaissance. Ses qualités exceptionnelles ont apparu dès son plus jeune âge et tous ceux qui le connaissent affirment qu’il a copié la Rissala (qui compte 1782 vers) dans un temps record de quatre heures seulement et qu’il écrivait le huitième de la soixantième partie du coran en un temps incroyable. Il a crée sa Mahadra très réputée à 30 km au nord de la ville de Timbédra en 1363 qui a connu une très grande affluence des étudiants venant de toutes les directions. Il a agrée plus de 500 étudiants dans plusieurs domaines de la connaissance. Dehmeud, en effet, fut un savant pratiquant et un pieux qui se désintéressé à tout ce qui à trait au monde d’ici-bas et se consacre complètement au monde de l’au delà. Malgré cela, il nous a laissé de précieuses œuvres dont : 1 – Commentaire sur la versification de El Akhdhari (un tome de 362 pages qui a été imprimé aux Emirats Arabes en 1998). 2 – Les pluies torrentielles sur les perles éblouissantes (235 pages, imprimé en 2001). 3 – plusieurs versifications dans divers domaines. 4 – Des évènements innombrables en matière de jurisprudence.

67 – MOHAMED CHEIKHNA OULD BAH OULD MOHAMED LEMINE ELLEMTOUNI (de la Tribu de Lemtouna)

Ll se nomme Mohamed Cheikhna Ben Lemrabott Brahim dit Bah (mort en 1380) Ben Mohamed Lemine Ellemtouni ; il est né en 1350 (1932) décède le 03 Rabi Nebewi en 1426 (le 18 Avril 2005) ; il est enterré dans le cimetière ENIJA auprès de ses ancêtres. MohameCheikhna est un érudit distingué, il a une connaissance encyclopédique dans tous les domaines. Je l’ai connu personnellement et j’ai connu en lui la douceur du caractère, l’intelligence et l’intuition rapide. Il m’a fait apprendre plusieurs branches de la connaissance telles que la logique, la rhétorique, la jurisprudence et les fondements ; il m’a agrée également dans les dix formes de lecture du coran. En plus de toutes ces qualités, il était pieux, dévot et ascète. Il se désintéressait au monde d’ici-bas, aspirait aux promesses de l’au-delà.
Mohamed Cheikhna possède aussi un talent poétique et une capacité exceptionnelle en matière de l’écriture des livres avec un style concis et passionnant ; il a commenté ou résumé la plupart des œuvres enseignées dans les Mahadras et principalement celles traitant le coran et la langue. Il était une bibliothèque ambulante au vrai sens du mot, il a étudié dans plusieurs instituts et était le chargé de la Fatwa au sein de la ligue des savants. Il a écrit plusieurs œuvres dont : 1 – Orthographe du coran. 2 – L’analyse grammaticale des propositions (a fait l’objet d’un mémoire à l’institut IBN ABBASS). 3 – Commentaire d’un livre sur la lecture de l’Imam Navi. 4 – Commentaire du livre d’orthographe de Taleb Abdellahi. 5 – Principes de conjugaison et d’analyse grammaticale. 6 – Beaucoup de versifications et de poèmes dans différents domaines. 7 – Plusieurs exposés, cours et Fatwa. 8 – Commentaire de l’orthographe de Kaloune de Cheikh Mohamed Mahmoud Nejachi Ben Lemrabott Mohamed Ahid.

68 – CHEIKH MOHAMED KABIR OULD SIDDIK

Il se nomme Mohamed Kabir Ould Mohamed Abdellahi Ould Mohamed Vall Ould Siddik Ould Taleb Baba ; il est né en 1355 (1936) à Tagadit Ehillibber dans la Moughataa de Guerrou dans la Wilaya de l’Assaba, décède à l’aube du Dimanche 15 Joumada Thanya 1426 (31 juillet 2005) à Dakar à l’âge de 70 ans. Sa dépouille a été transportée en Mauritanie et est enterrée dans le cimetière de Elwiam Essounni à 23 km à l’est de Nouakchott sur la route de l’espoir. Cheikh Mohamed Kebir est un savant et un auteur, un versificateur de talent et un Cheikh mystique connu par son ascétisme ; c’est une Mahadra Ambulante ; il s’est distingué et s’est passionné par l’art de la versification et la collecte des livres ; sa bibliothèque compte des milliers de livres et de manuscrits et il tenait à les exploiter tous ; il était pieux, se désintéressait au monde d’ici-bas, défendait la vérité quel qu’en soit le prix ; il était correcte et assidu dans ses pratiques religieuses et ses rapports avec les autres. Il n’a jamais contracté un vice ou un pêché et sa vie se résume en trois mots : la prère, la générosité et le Jeûne. Parmi ses œuvres on peut citer : 1 – La foi en Dieu. 2 – Versification sur les droits des conjoints connue sous le nom de versification de Ramla (un nom propre de femme). 3 – Ce que j’ai appris de mon Cheikh Sidi Mohamed Ould Mohamed Ahmed Ettagniti (mort en 1407) résumé d’une partie du livre des signes de la vérité de Youssef NEBHANI. 7 – Divers commentaires et versifications en matière de grammaire ; de jurisprudence et langue.
6 – Des fatwa en jurisprudence.
7- Versification en généalogie.

69 – CHEIKH BIDDAH OULD EL BOUSSERI

Il se nomme Sidi Mohamed Ben El Bousseri dit Biddah ; il est né en 1338 que Dieu prolonge sa vie. Biddah est l’érudit de son temps, le meilleur de ses pairs, le dernier des perfectionnistes et le guide des prêcheurs réformistes. Il a écrit de nombreuses œuvres parmi lesquelles :
1 – Le blâme de l’initiation aveugle .
2 – La supposition la plus vraisemblable reste toujours admise dans la doctrine Malikite.
3 – La meilleure voie pour suivre le prophète.
4 – Réponse à celui qui préconise l’engagement dans une doctrine donnée.
5 – Un livre en philosophie musulmane et l’unicité de Dieu.
6 – Histoire des Khalifes.
7 – Précis sur la vie du prophète.
8 – Les versets abrogatifs et abrogés .
9 – l’obligation de l’assentiment des informations diffusées par la radio (nationale).
10 – Les points sur lesquels le résumé de Khalil s’est opposé avec les arguments et les preuves.
11 – Principes de la science des fondements.
12 – La prière dans l’avion.
13 – Les femmes doivent elles empêcher ou faire amener les règles ?

70 – CHEIKH MOHAMED SAALEM OULD ADDOUD

Il se nomme Mohamed Salem Ould l’érudit Mohamed Ali ( Mint en 1401 (1981)) Ould Abdel Wedoud ; il est né en 1349 –1930) dans la localité de Chehlat qui se trouve au nord de la wilaya du trarza ; que Dieu prolonge sa vie et le préserve pour la communauté muslmane. Ould Addoud est un érudit distingué, un littéraire ingénieux, un chercheur et un auteur. Sa renommée a dépassé les frontières ; il a visité la quasi totalité des pays musulmans du Maroc à l’Ouest jusqu’à l’Indonésie à l’est. Il est membre dans plusieurs institutions scientifiques telles que le complexe de jurisprudence de l’organisation de la conférence islamique, le complexe islamique de jurisprudence de la ligne du monde islamique, le complexe islamique des recherches de l’Université de El Ezhar, le haut conseil islamique en Egypte, le conseil des secrétaires de l’Université Saddam pour les sciences islamiques en Iraq, l’institution des Alilbeït en Jordanie et l’académie royale Marocaine de Rabat. A l’âge de 20 ans, il acheva ses études en sciences islamiques et en sciences de la langue arabe ; il apprit aussi pendant deux ans à l’école supérieure de la magistrature en Tunisie.
Le droit moderne ; là-bas, il compose une versification sur le droit international et le droit administratif ; il a composé également une excellente versification sur le résumé de Khalil. En plus de ces deux versifications, il a écrit des œuvres précieuses et utiles. Que Dieu nous bénisse tous.

Conclusion

Ainsi et grâce à la bienfaisance et à l’aide de Dieu, nous arrivons au terme de cette série bénie que nous avons accompagnée pleins d ‘euphorie et de bonheur pour avoir traiter d’une partie de notre glorieuse patrimoine. Nous espérons continuer cette entreprise et profiter des œuvres de ces savants distingués qui ont répandu partout lumière et sagesse ; il nous ont très bien représenté aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger et nous souhaitons vraiment pouvoir porter le flambeau de l’Islam comme ils l’ont porté eux partout dans le monde. Dieu est vraiment capable d’exaucer nos demandes.

Louange à Dieu que ce travail s’est achevé comme il se doit.

Bibliographie :

1 – EL ALAM (les chefs) : Comme El Moustapha Ould iicha et Abbas Ould Mohamed.

2 – Bilad Chinguit : (Pays de Chinouitti). Khalil Ould Enahwi Tunis 1987.

3 – Bibliographie des principaux savants mauritaniens : Brahim Ould Smail et Sid’Ahmed Ould Ahmed Salem

4 –Histoire de la magistrature en Mauritanie, des Almoravides jusqu’à l’indépendance. E.N.A, Tunis 1997.

5 – La généalogie des tribus des Beni Hassan : Saleh Ben Abdelwehab.

6 – La vie des mauritaniens : Moctar Ould Hamidoune

7 –Le livre des nouvelles : Haroune Ould Cheikh Sidiya

8 – Faits et mortalités ; Bih Ould Souleymane, imprimé aux Emirats Arabes.

9 –Bibliographie des savants de la Mauritanie : Sid’Ahmed Ould Ahmed Zerrouk.

10 –Bibliographie des savants de Tekrour : Taleb Mohamed El Bertili (mort en 1219).

11 – Les œuvres et leurs auteurs au Trarza : mémoire de fin d’études ; ISERI, Taaleb Mohamed Ould Ahmed, 1991.

12 –Recueil des auteurs dans le pays de Chinguitti : Sidi Mohamed Ould Mohamed Abdellahi Ould Bezeid.

13 –Nouvelles des habitants de la ville d’Atar : Abdel Wedoud Ben Ntehah Essimisdi.

14 – Les omissions dans le livre de Vethichekour.

15 –Nécrologie des savants mauritaniens : versifications écrites par Waled Ould Khalouna, Moctar Ould Mahboubi El Yeddali ; Eboubekrine Ben Injab Eddeymani et Baba Ould Ahmed Beïba pour ne citer que ceux-ci