L’artisanat mauritanien


L’artisanat mauritanien

L’artisanat mauritanien

20 janvier 2016

L’artisanat mauritanien est très diversifié. Il travaille le bois, le cuir, l’argent et l’or. Les hommes travaillent les métaux et le bois, les femmes le cuir, la vannerie et les tissus.

Traditionnellement, les artisans constituent une caste, un groupe social fermé dont les compétences se transmettent de père en fils.

Dans l’ancienne société, surtout nomade, ils fabriquaient toutes sortes d’objets utilitaires : sacs, chaussures, coussins, tapis de prières, couvertures en peau, selles en bois, malles, mallettes, pipes, tabatières, cadenas, calebasse, assiettes, parures en or et argent de toutes sortes.

Certains objets domestiques, n’étaient pas l’apanage des seuls artisans comme les nattes, les tentes, les outres. Les femmes se regroupaient par groupes de solidarité appelés “Twiza” pour les fabriquer. Chez les agricultures du Sud, l’artisanat travaille surtout le cuir, l’orfèvrerie et le bois. Notons aussi l’importance relative de la caste des tisserands qui fabrique des pagnes, tissus d’une grande richesse.

La plupart des objets artisanaux traditionnels n’ont plus d’utilité pratique pour une société devenue urbaine et sédentaire plus de 96%. Aussi sont-ils désormais des objets d’art, d’exposition, de décoration, recherchés par les collectionneurs, les familles riches et les touristes.

Il faut noter que les artisans ont beaucoup évolué et ont intelligemment adaptés certains produits aux nouvelles réalités. Regroupés en coopératives, ils fabriquent des meubles richement décorés, des objets de papeterie, des porte-clés, des chaussures. Il faut rappeler que les bijoux en or, argent et ébène sont toujours prisés par les nationaux et les étrangers.

La plupart des coopératives d’artisans sont localisées à la Foire de Nouakchott. Certaines villes sont réputées pour la richesse de l’artisanat comme Mederdra (pour les coffres, pipes, tabatières, tentes) Boutilimit (pour les bracelets, coussins, sacs et tapis), Kiffa (pour les perles) Aleg (pour les selles et nattes), Boghé (pour ses tisserands), Kaédi (pour ses cordonniers) et ses teintures.

Le travail sur les tissus a beaucoup évolué. Ces dernières décennies, les femmes mauritaniennes ont quitté les voiles noirs pour d’autres plus colorés. La teinture est aujourd’hui très développée. C’est la ville de Kaédi qui possède les meilleures teintures. La pratique du batik ainsi que la teinture à la cire sont d’ailleurs répandues à Nouakchott et dans d’autres villes. Les Mauritaniens portent beaucoup le coton, le bazin damassé, riche…

Originalement le travail des tapis était surtout présent dans les cités du Nord, Atar, Chenguetti, Bir Moghrein…Mais cette activité s‘est considérablement développée en Mauritanie depuis l’indépendance en 1960. Aujourd’hui c’est une véritable petite industrie, représentée dans les grandes villes où les femmes sont regroupées en coopératives.

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